Concours de fiction : A vos méninges !

Et voilà les résultats tant attendus !

Le vote est  sans appel et c'est la Danse des Geishas qui remporte le concours ! Félicitations à l'auteur !

Vient donc en deuxième position La Geisha du Crépuscule et Le Chignon qui ferme la marche.
Un grand merci à tous les participants qui recevront les votes complets par mail.

Et maintenant, il est grand temps de révéler le nom des auteurs de ces très jolies oeuvres :

1) Geisha à Contre Coeur par Lamiaa M., alias Plume de Pandore
2) La Danse des Geishas par Julie F., alias Ruichan.
3) La Geisha du Crépuscule par Grégory M., alias Wanko-kun
4) La Seule par Michel P. alias Mspidernight
5) Le Chignon par Julie F., alias Ruichan.
6) Ne Jamais Fâcher une Geisha par Guillaume M., alias Willwolf
7) Pensées Croisées par Paul G., alia Ryo
8 ) Sayônara Onee-Sama par Julie F., alias Ruichan.

Vous trouverez ci-dessous tous les votes comptabilisés. Tous les votants n'ayant pas eu le temps de faire un classement complet, nous ne mettons ici que les votes des deux premières créations pour chacun d'entre eux.

Silvermoon :

La Danse des Geishas
Le Chignon

Véef :
La Danse des Geisha
La Geisha du Crépuscule

YoCo :
La Geisha du Crépuscule
Ne Jamais Fâcher une Geisha

Nounours :
La Geisha du Crépuscule
Ne Jamais Fâcher une Geisha

Zora :
La Danse des Geishas
Le Chignon

Emilie :
Le Chignon
Ne Jamais Fâcher une Geisha
Et comme il était prévu dans le règlement du concours, revoici les différentes oeuvres, classées dans l'ordre cette fois.
 1) La danse des Geisha

L'okiya résonnait des rires et des chants des invités et de leurs hôtesses. Il était près de minuit et la lune se reflétait dans le petit étang où sommeillaient les carpes au nom évoquant l'amour.
Une geisha et son apprentie glissaient dans les couloirs, la soie de leur kimono ne troublant guère la nuit de son chuchotement sensuel. Dans la petite pièce reculée où elles s'arrêtèrent les attendaient deux hommes de la meilleure société : un habitué et son futur gendre qui découvrait les joies sages de l'okiya. Tandis qu'une troisième geisha arrivée peu avant entamait son chant accompagnée de son shamisen, la geisha et la maiko s'assirent - graciles - aux côtés des deux messieurs. Ceux-ci fêtaient les fiançailles du garçon à la fille cadette de l'autre. Ils buvaient pour l'occasion un excellent saké que les deux jeunes femmes leur servaient avec élégance, laissant parfois paraître leur poignet en relevant quelque peu leur manche, révélant la peau de nacre par ailleurs dissimulée par leur tenue élaborée. Après tout c'était le genre de petits plaisirs innocents qui devenaient des récompenses subtiles pour les clients les plus agréables.
Par la suite, toujours accompagnée du shamisen de leur consœur, elles dansèrent. Parfaitement coordonnées, elles levaient les bras, saisissaient les pans de leurs manches, ouvraient leurs éventails, décrivaient des arcs de cercles qui rappelaient la route céleste de l'astre solaire. Leurs pieds glissaient en silence, surgissant parfois de sous les plis multiples de leurs kimono, dévoilant un tabi blanc immaculé. Tout leur corps vibrait avec les cordes du shamisen : tout en souplesse et en tension. Leur silhouette gracile finit par s'immobiliser, offrant au regard la nuque et son sanbon ashi enfin dévoilés.
Mais l'heure tournait, il leur fallait désormais se rendre dans une autre maison où elles étaient attendues. Courbant à nouveau leurs corps - pour saluer cette fois - les deux jeunes femmes sortirent de la chaude lumière pour rejoindre les rues enneigées. La neige étouffait tout à fait le son de leurs geta d'habitude sonnantes, si bien qu'elles semblaient glisser dans les blanches ruelles. En vérité, l'humidité alourdissait plus encore leurs tenues déjà pesantes - mais il n'y paraissait point et des dizaines de geisha suivies de leurs servantes shikkomiko se croisaient ainsi dans les allées du quartier des plaisirs, valsant de maison en maison dans un interminable bal nocturne.
L'aube venue, elles pourraient gagner leurs futons après s'être défaite de leurs vêtements d'apparat et de leur épais maquillage. Alors, elles profiteraient enfin d'une courte nuit diurne afin de se préparer à danser plus encore, danser toute la nuit...

2)La Geisha du Crépuscule

« Le moment venu, tu ne souhaiteras pas me revoir. Crois-moi… ». Pourquoi ?...
Voilà bien la question qui hantait le jeune guerrier, après cette étrange rencontre. Elle lui était apparue, soudainement, comme par magie. La Geisha du Crépuscule. Personne ne savait vraiment ce qu’elle était. A vrai dire, personne ne voulait en parler, même si tout le monde la connaissait, ce qui ne faisait qu’épaissir le mystère qui l’entourait.

Kunichiro venait de revenir de mission. Epuisé, il avait rapidement fait son rapport au chef des espions d’Heian Kyo avant de prendre congé. Après un long chemin, il arriva devant sa demeure, et il la vit. Assise près de la fontaine de son jardin, shamisen en mains, elle semblait l’attendre. Sa peau, fardée de blanc, brillait à la lumière de la lune. Ses yeux, cernés de noir, étaient insondables. Ses lèvres, rouge sang, cachaient un sourire complice. Après un long moment de contemplation, le jeune espion retrouva la parole : « Qui es-tu et que fais-tu chez moi ? ». « Ce que je suis n’a pas d’importance. Je suis ici pour soulager tes maux par ma musique. Veux-tu entendre une de mes compositions ? Elle restera à jamais graver dans ta mémoire. » Kunichiro ne savait trop quoi répondre. Il trouvait cette femme d’une telle impudence ! Seulement, il n’était pas donné à tout le monde d’obtenir les faveurs d’une geisha, surtout aussi belle. Surtout de sa propre initiative.
Sans attendre sa réponse, la mystérieuse apparition commença à jouer. Dès les premières notes, Kunichiro comprit qu’elle n’avait rien d’humain. Sa voix faisait résonner chaque parcelle de son corps. Douce et mélancolique, elle faisait naitre des images dans la tête du guerrier. Un arbre centenaire. Une princesse qui attend son futur époux, qui jamais ne revient. Les larmes montèrent à ses yeux sans qu’il essaie de les contenir. Il perdit la notion du temps et du lieu où il se trouvait et s’abandonna à ce chant divin. A cette musique emplie tout à la fois de joie et de colère, de douleur et d’amour.

Lorsque le silence revint enfin, il mit du temps à ce rendre compte qu’il était assis à ses côtés. Puis il comprit. C’était donc elle la Geisha du Crépuscule. Il aurait tellement aimé pouvoir lui dire à quel point il la trouvait belle et à quel point il avait été touché par ce moment de grâce, mais il en était incapable. Alors qu’il essayait de reprendre ses esprits, la sublime geisha se leva, très lentement. Elle posa son shamisen en équilibre sur la fontaine, le temps de lisser les plis de son kimono. Kunichiro pu alors constater que la tenue de son hôte était à son image : alternant couleurs vives et couleurs pastelles elle était somptueuse. Et étrange. Il était sur d’avoir vu les motifs en forme de papillon bouger lorsque la Geisha du Crépuscule les avaient touchés. L’énigmatique artiste reprit son instrument et fit quelque pas vers la sortie, passant devant Kunichiro. Paniqué, le jeune guerrier réussi à bredouiller : « Pourquoi es-tu venue ? Te reverrais-je un jour ? ». La Geisha du Crépuscule se retourna et lui répondit, son sourire énigmatique toujours au coin des lèvres : « Je te l’ai dit, je suis venue pour soulager tes maux. Même si tu ne sais pas encore de quoi je parle. Mais le moment venu, tu ne souhaiteras pas me revoir. Crois-moi… »
Un nuage obscurcit alors partiellement la lune. La Geisha du Crépuscule leva les yeux vers l’astre de nuit et tendit sa main libre vers le ciel. Un papillon de son kimono glissa le long de son corps et vint se poser sur son index dressé. Le nuage disparu et le papillon brilla d’une lueur intense. La lumière de celui-ci enveloppa progressivement la mystérieuse apparition qui sourit, franchement cette fois, à Kunichiro avant de disparaitre complètement.

De longues années passèrent avant que le jeune espion, devenu chef du contre-espionnage, ne comprenne les paroles de la Geisha du Crépuscule. Mais lorsque le moment fut venu, lorsque le papillon lui apparu de nouveau, il comprit. Et même s’il ne souhaitât effectivement pas la revoir à cet instant, son chant lui revint en mémoire, aussi nettement qu’au premier jour. Comme elle le lui avait dit…
3)Le Chignon

Chaque matin, avec soin, elle noue ses cheveux en un chignon élaboré. Sous ses doigts fins, la lourde masse de sa chevelure d'ébène se plie à sa volonté. Tandis qu'elle plante de discrètes épingles qui forment l'architecture de sa coiffure impeccable, je vois paraître la peau de sa nuque délicate. Elle est assise à son miroir qui me renvoie son image sérieuse et concentrée. Tandis qu'elle lève les bras, les pans de son yukata d'intérieur enfilé nonchalamment ce matin glissent sur sa peau satinée et me révèlent la courbe sensuelle du coude. Affairée, elle ne me voit pas la regarder et détailler ainsi ces morceaux de son corps qui m'affolent plus encore que l'ensemble pourtant si harmonieux.
Le chignon terminé, je me surprends à contempler le lobe charnu de son oreille. Grâce au miroir, je peux l'admirer sous tous les angles en inclinant un peu la tête. Ce lobe d'oreille que j'ai déjà tant mordillé, léché, sucé... ne me laisse aucun répit et, comme je le regarde, il me vient à nouveau la sensation qu'il a procurée à mes lèvres hier soir, alors qu'elle rentrait à peine après avoir traversé le froid de l'hiver. Ce lobe glacé m'avait fait frissonner plus que la neige accumulée.
La voilà apprêtée, terminant de nouer l'obi de son kimono d'apparat. Perdu dans mes rêveries, je ne l'ai pas contemplée tout du long, mais qu'importe. Quelle que soit la force de mon désir maintenant, la sophistication de son apparence et des préparatifs forment une barrière qui interdit de les déranger. Bien sûr, une fois qu'elle est prête, plus question de la toucher et de risquer de défaire sa mise...
Cet interdit inviolable me donne plus encore envie de la jeter au sol pour la froisser un peu. Je m'imagine déjà sa mine contrite, la moue contrariée de ses lèves mais comment, malgré tout, elle me laisserait faire, au fond satisfaite d'avoir ainsi allumé mes sens... Puis elle reprendrait ses préparatifs une seconde fois, feignant de s'emporter contre cette soudaine ardeur qu'elle ne me connaissait pas, peut-être un peu amusée mais mécontente d'avoir à recommencer ce fastidieux rituel qu'elle avait déjà complété...
Mais aujourd'hui encore je n'en fais rien, préférant la laisser partir, parfaite comme toujours, et passer ma journée dans la douce expectative de son retour. Alors, elle ôtera couche après couche le tissu de son kimono qui glissera sur le sol. Et, alanguie, elle me laissera défaire son chignon et dénouer ses cheveux qui se libéreront sur ses rondes épaules pour tomber le long de la ligne suave de son dos et lui chatouiller le creux des reins. Le reste de la nuit nous appartiendra mais cela restera un secret que seuls les oreillers partageront...
4)Ne jamais fâcher une geisha

Aucun bruit aux alentours. Elle fit un dernier tour d’horizon avant de s’élancer vers la maison. Un peu gênée par son kimono, la jeune geisha se pressa, à l’abri de la nuit, en direction de la porte. Sans hésiter elle fit coulisser le panneau de bois, pénétra dans la demeure et referma derrière elle, le plus silencieusement possible. Elle fit une pause pour s’habituer au faible éclairage de la pièce et ôta ses getas.

Comme elle l’avait entendu quelques heures auparavant, tout avait été préparé en l’honneur de son ancien protecteur. Celui-ci devait passer la soirée avec sa rivale qui avait tout mis en œuvre pour salir sa réputation et l’amener à la répudier. Tout cela était tout simplement inadmissible. Après des mois de luttes intestines, de complots envers ses consœurs et de soirées passées avec cet homme, il n’était pas question qu’il la chasse ainsi. Elle serait sa favorite ou personne d’autre ne l’aurait. Une graine de colère avait germé en ce plan fatal. Elle se dirigea vers la table. Son kimono la freinait vraiment dans ses déplacements. L’urgence de la situation amplifiait cette sensation. Elle s’agenouilla sur un des coussins disposés autour de la table, attrapa la bouteille de saké et versa le poison préparé par ses soins. Le parcours initiatique à l’art des geishas lui avait donné les connaissances nécessaires en danse, séduction, chant et musique mais aussi en herboristerie. Aphrodisiaques ou mortelles, les mixtures, qu’elle pouvait réaliser, avaient chacune un but précis.

Sa colère vengeresse avait nourri sa créativité. Un poison violent et pernicieux. Indétectable mélangé à l’alcool de riz, la victime allait d’abord sentir une chaude euphorie puis une pulsion animale allait prendre le contrôle. Sa rivale, dans son intérêt, ne repousserait pas l’homme empressé. L’escalade de leurs sens les conduirait à s’échanger des baisers langoureux. La substance toxique pénétrerait ainsi dans le corps de la geisha haïe. Elle serait subjuguée par les mêmes sensations incontrôlables. Leurs baisers deviendraient caresses puis étreintes. Ils quitteraient leurs vêtements devenus une gêne. La jeune geisha jubilait à l’idée que l’extase de cette trahison conduirait à d’atroces souffrances puis à leur mort pure et simple.

Avec précaution, elle referma la bouteille de la boisson mortelle. Elle se releva et s’assura que rien n’indiquait son passage. Tous les coussins étaient bien disposés autour de la table basse, chaque verre à égale distance de la bouteille. Elle se dirigea lentement vers la porte coulissante qu’elle fit glisser. La jeune femme s’assit pour rechausser ses sandales. Une fois debout, elle jeta un dernier coup d’œil dans la salle plongée dans la pénombre. Elle avait invité la Mort dans ce lieu. Un grand sourire apparut sur son visage. Elle ne pouvait s’en départir. Un envie de rire grossissait dans sa poitrine. Cela lui demandait déjà beaucoup d’effort pour la réprimer. Elle referma avec délectation le piège et quitta ce lieu. Elle n’avait plus qu’à patienter que son vœux soit exaucé.

Bien plus tôt qu’elle ne l’avait imaginé, ses deux victimes apparurent sous l’arche située à l’entrée de la ville. Ils étaient encore au loin mais leurs rires complices perçaient le silence. Leur proximité flagrante justifia sa décision. Son cœur se serra. Ce serait la dernière fois qu’elle souffrirait de cet opprobre. S’offrir le confort dans cette vie basée sur l’apparence et la servilité était une nécessité mais elle ne pouvait se résoudre à le faire à n’importe quel prix. L’abandon de son protecteur lui prouvait qu’elle était devenue sans valeur suite à une rumeur. C’était inacceptable. Elle s’offrait une nouvelle liberté. Cette dernière commençait cachée derrière ce cerisier en attendant patiemment qu’ils meurent tous les deux.

Ils entrèrent enfin dans le pavillon de bambou sous le regard vengeur de la geisha. Leurs rires allaient bientôt cesser pour faire place à leurs cris de douleur. Quelques minutes encore et ça en serait fini. Leur destin était scellé.
5)"Sayônara Onee-sama"

"Mais Onee-sama, tu avais promis !!" lança Omocha avec dépit.
La jeune maiko adorait sa "grande sœur" Umekichi, une geisha accomplie qui lui avait enseigné tout son art afin de faire d'elle la prochaine coqueluche de Yumegawa, quartier des plaisirs de Kyôto.
Ce soit était un grand soir pour Omocha puisqu'elle devait divertir le jeune Tetsuo Hanazawa, fier descendant d'une lignée de samurai qui semblait s'être amouraché d'elle et avait fait une offre conséquente pour son mizu-age, évoquant même son intention de devenir son danna - son protecteur ou mari officieux.
Umekichi avait d'abord dit qu'elle l'accompagnerait pour que tout se passe pour le mieux. Mais, son propre danna était décédé un mois auparavant de manière subite et inattendue, et Umekichi ne pouvait désormais plus se permettre de refuser un engagement pour la soirée. Okaasan lui avait bien fait comprendre qu'elle ferait bien de trouver un nouveau danna au plus vite, tant qu'elle était encore assez jeune et belle pour espérer capturer le cœur et l'esprit d'un homme assez nanti pour l'entretenir, ou du moins payer ses kimono - l'essence de la geisha mais aussi sa plus grande source de dépense.
Umekichi aimait beaucoup Omocha mais une part d'elle lui en voulait un peu d'être dans une position si avantageuse qui ne lui rappelait que trop bien la précarité récente qu'elle connaissait. Dire qu'elle lui avait tout appris ! De plus, rare étaient les geishas qui avait "offert" leur virginité lors du mizu-age à un beau jeune homme qui leur plaisait et souhaitait rester leur compagnon par la suite... Toutes les geishas et maiko du quartier lui enviait plus ou moins ouvertement cette chance. Bien sûr Omocha n'aimait sans doute pas Hanazawa-san - du moins, si elle ne le détestait pas, elle ne semblait pas non plus en être amoureuse. Mais il ne lui déplaisait pas non plu et c'était bien plus que n'auraient pu dire la plupart des geishas qui avait dû découvrir les rencontres sur l'oreiller avec de vieux hommes influents et peu engageants.
C'est pourquoi Umekichi n'avait guère hésité lorsqu'on l'avait demandée dans une autre maison de thé le même soir. Et voilà qu'Omocha, pourtant si aguerrie déjà dans son art, faisait l'enfant ! Qu'à cela ne tienne, le temps était sans doute venu pour son ultime leçon. Le monde des geishas était comme une famille, composé de mères et de sœurs, mais il n'en était pas moins le lieu de concurrences féroces.
"Mais voyons Omocha, tu seras bientôt une geisha à part entière et nous deviendrons rivales. Il est temps que tu prennes soin de toi sans compter sur le soutien des autres. Et ne crois pas que je t'épargnerai parce que tu es ma "petite sœur". Qui sait, peut-être te rejoindrai-je dans la soirée. Mais dans ce cas, je pourrais tenter de m'attirer les faveurs de Hanazawa-san... Il est tout à fait charmant après tout, et il ne faut pas sous-estimer le charme d'une femme plus expérimentée sur un jeune homme tel que lui..."
Sur ces mots, elle se dirigea vers la sortie, laissant derrière elle Omocha incrédule mais qui commençait à abandonner la part d'enfance qui persistait encore en elle quelques minutes auparavant. Elle la voyait s'amenuiser peu à peu, s'éloigner dans l'allée avant de disparaître à un tournant dans les pans du kimono de la grande sœur qu'elle avait tant aimée...
6) Geisha à contre coeur

Être une geisha est plus qu’un gagne-pain. C’est l’apprentissage de toute un vie, une jeunesse volée à ses dépends. Devenir une geisha, c’est laisser de coté à tous jamais ses sentiments, les enfermés derrière ce visage aussi blanc que neige. Ne laissé dire à ses lèvres aussi rouge que le sang seulement ce que les autres veulent entendre...(retrouvez l'intégralité du texte sur le forum en milieu de page)

7)La seule

D'après mes sources, elle devait habiter là, incognito. Cela faisait des décennies que les geishas avaient disparu. Personne ne sait très bien pourquoi mais c'est arrivé subitement, comme si une malédiction les avait touché.

Après avoir toqué à la porte d'une modeste maison, une vieille femme ouvrit la porte...(retrouvez l'intégralité du texte sur le forum en milieu de page)

 8)Pensées croisées

Voix 1-Encore une fois la nouvelle me regarde avec admiration, mais elle ne se rend pas compte que tout cette maîtrise que je possède n’est que le fruit d’une trop longue expérience. C’est un cérémonial difficile à appréhender au départ de la réalisation du maquillage, à celui de l’habillage. Tout est tellement codé et défini que je puis maintenant le faire sans m’en rendre compte.
(retrouvez l'intégralité du texte sur le forum en milieu de page)
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Salut à tous,

Cela fait un moment que nous planchons sur un nouveau concours eh bien maintenant le voici le voilà ! Pour ce deuxième concours, nous avons décidé d'innover et de laisser leurs chances aux écrivains en herbe (peut-être frustré de ne pas avoir les talents de dessinateur des autres;) ).

Cette fois, le concours est ouvert à tous, que vous soyez membres de l'association ou non.

Bien entendu, le thème de l'année est une nouvelle fois à l'honneur. Ainsi, votre oeuvre devra se situer dans l'univers des Geishas, mais sans autres contrainte.

Vous êtes libre d'écrire dans le style que vous préférez (épouvante, romantisme etc.) tant que cela entre dans une page A4 interligne simple, en Times New Roman 12, avec les marges par défaut de word.

Ceux qui veulent voter, membres de Wa-Futsu ou curieux, peuvent le faire directement via le mail de l'association : wa_futsu@live.fr

Pour envoyer vos oeuvres, vous pouvez également passer par ce même mail.

Les oeuvres en compétition seront diffusées sur le site de l'association - http://wafutsu.e-monsite.com - ainsi que sur le forum, mais nous ferons bien entendu la publicité nécessaire auprès de nos partenaires afin d'obtenir un maximum de votes.


Vous pouvez dès aujourd'hui commencer à écrire et vous avez jusqu'au 15 décembre  pour nous faire parvenir votre (ou vos) création(s).

Bonne chance à tous !
Règlement complet du concours



- Le récit devra avoir pour thème principal les geisha. Les participants sont par ailleurs libres de choisir tout genre littéraire à l'exception de la pornographie.

- En accord avec notre charte d'utilisation, tout propos discriminatoire quel qu'il soit entraînera l'élimination du participant incriminé.

- Le récit devra répondre à ces critères :

  • Format A4
  • Orientation : Portrait
  • Police : Times New Roman
  • Taille de police : 12
  • Marges : 2,5 cm de chaque côté (soit les marges par défaut à l'ouverture de Word 2007)
  • Interligne : simple
  • Langue : français ; d'éventuels passages en japonais devront être traduits ; les mots japonais précis faisant référence au monde des geisha sont acceptés, surtout s'il n'ont pas d'équivalent français (comme geisha par exemple).
  • Une page maximum.
  • 3 récits maximum par participant



- Chaque récit devra être envoyé par email à l'adresse wa_futsu@live.fr avant le 15 décembre 2010 minuit. Les formats acceptés sont .doc, .docx, et .rtf, avec une préférence pour le .doc. Comme il s'agit de formats modifiables, nous nous engageons à ne pas modifier leur contenu textuel.
Un accusé de réception rédigé par un membre de notre bureau vous confirmera qu'il est bien transmis. C'est pourquoi nous vous conseillons de ne pas attendre le 15 décembre à 23h58 pour votre envoi. S'il devait tarder à arriver ou ne jamais arriver, nous ne pourrions alors rien faire. Au contraire, si après plusieurs échec d'envoi et vérification de notre adresse email, vous ne recevez rien de notre part, vous pouvez nous contacter via le forum.
Pour des raisons logistiques, nous ne prenons pas de candidatures papier.

- Lors des votes, vos récits seront diffusés de manière anonyme avec un numéro sur notre site et notre forum, et ce afin de garder la plus grande objectivité.

- Si le récit en lui-même ne doit pas faire plus d'une page, vous pouvez dans une seconde page nous indiquer ces informations :
* Nom de plume :
* Nom/prénom :
* Adresse complète :
* email :
* site internet à lié le cas échéant :
Nous nous engageons à n'utiliser ces coordonnées que dans le cadre du concours et de la diffusion de vos écrits par la suite.

- Le concours est ouvert à toute personne sachant écrire et respecter les quelques règles énoncées plus haut.


À gagner



1ère place :
- Publication du récit complet dans le premier numéro de notre magazine : le Wa-Futsu Mag.
- Un exemplaire offert du Wa-Futsu Mag.
- Diffusion du récit en "coup de coeur" sur notre site, notre forum et auprès de nos partenaires participants.
- Le livre La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata

2ème à 5ème place
- Diffusion du récit sur notre site et notre forum.
- Publication d'un court extrait choisi par nos soins dans le Wa-Futsu Mag.
- Un exemplaire électronique du Wa-Futsu Mag.
- Un magazine d'actualité manga d'une valeur de 2€.

Tous les participants
- Diffusion du récit sur notre forum.

N.B. : Si un autre projet culturel se concrétise, nous serions amenés à recontacter les participants pour une plus large diffusion avec leur accord. Mais pas de miroir aux alouettes, si cela se fait, ça viendra en temps et en heure. ^_^

Remarques sur la diffusion de vos écrits



Après parution des résultats, l'anonymat sera levé et vos écrits seront publiés sous le nom que vous aurez choisi. Si vous nous communiquez un lien vers votre site/blog, celui-ci sera aussi ajouté après vérification du contenu


Remarques diverses



Nous avons choisi de parler de fiction au sens large et non de nouvelles, la nouvelle étant un genre bien précis répondant à un certain nombre de codes. Il s'agit donc de fiction dans le sens anglo-saxon, non de fanfiction ! Seuls les écrits originaux seront acceptés pour le concours.

Toutefois, si vous écrivez des fanfictions sur le thème ou que le format d'une seule page bride trop votre imagination, sachez que nous avons aussi un système de participation libre : vous pouvez soumettre vos textes sur le thème des geisha en nous précisant qu'il s'agit d'une participation libre. Vous serez alors diffusé sur notre forum.


/!\Un peu de sensualité, voire une touche d'érotisme sage ne font jamais de mal mais les écrits pornographiques ne seront pas acceptés. Rien de trop explicite donc !/!\

 

affiche concours


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